Transparence
Comment le simulateur calcule, et ce qu'il ne sait pas faire
Un chiffre que l'on ne peut pas expliquer ne vaut rien sur un sujet où l'on engage vingt mille euros. Cette page décrit la méthode entière, ses constantes et ses angles morts.
0,3 %
écart médian sur l'état initial
Entre la consommation recalculée par le modèle et celle publiée par le diagnostic.
2,9 %
écart au troisième quartile
Trois relevés sur quatre sont reproduits en deçà de ce seuil.
2026.1
version du moteur
Enregistrée avec chaque simulation, pour pouvoir réexpliquer un résultat passé.
2026-Q1
version des coûts
Barème d'aides 2026-Q1, référentiel énergie 2026-Q1.
La chaîne de calcul
Quatre temps, du document officiel au scénario chiffré
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Lire, sans rien réécrire
Le diagnostic est chargé depuis la base publique des DPE en vigueur de l'ADEME, à partir de son numéro ou de l'identifiant de l'adresse dans la Base Adresse Nationale. Nous en lisons la chaîne complète des déperditions paroi par paroi, le besoin de chauffage net, les apports gratuits, les consommations par usage et les émissions par usage. Aucune de ces valeurs n'est modifiée : l'état affiché est celui du document.
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Calibrer les constantes que le fichier ne publie pas
Le calcul réglementaire utilise des constantes absentes du jeu de données : les degrés-heures de la saison de chauffe, le taux d'utilisation des apports gratuits et le rendement système « besoin → énergie finale ». Nous les déduisons du relevé lui-même, en inversant la chaîne à partir du besoin publié. Les facteurs d'émission sont eux aussi relus sur le document plutôt que pris dans une table, tant que l'énergie ne change pas.
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Rejouer le calcul avec les travaux
Chaque poste modifie une ligne précise de la chaîne. Une isolation abaisse un coefficient surfacique selon U′ = 1 / (1/U + R). Une menuiserie impose un Uw cible. Une ventilation réduit la déperdition par renouvellement d'air. Un changement de générateur modifie le rendement et l'énergie — donc l'axe climat. La chaîne est ensuite recalculée intégralement : besoin, énergie finale, énergie primaire, émissions, facture.
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Recaler sur le chiffre officiel
Le résultat n'est jamais publié en valeur absolue. Nous appliquons au chiffre du DPE le rapport entre l'état projeté et l'état initial du modèle. Conséquence : l'état actuel reproduit toujours l'étiquette officielle au chiffre près, et seule la variation relative engage le modèle. C'est ce qui rend l'estimation vérifiable ligne à ligne contre votre propre document.
Les constantes publiées
Ce que vaut un kilowattheure, selon l'énergie
| Énergie | Coefficient EP | kg CO₂ / kWh | Prix repère / kWh |
|---|---|---|---|
| Électricité | 1,9 | 0,079 | 0,252 € |
| Gaz naturel | 1,0 | 0,227 | 0,104 € |
| Fioul domestique | 1,0 | 0,324 | 0,115 € |
| Propane ou butane | 1,0 | 0,272 | 0,162 € |
| Bois | 1,0 | 0,030 | 0,073 € |
| Réseau de chaleur | 1,0 | 0,098 | 0,105 € |
Le facteur d'émission réellement appliqué par votre diagnostiqueur prime tant que l'énergie ne change pas : nous le relisons sur votre propre document. Ces valeurs ne servent que pour les équipements créés par les travaux, et pour le parcours guidé.
Limites assumées
Ce que le modèle ne sait pas faire
Les ponts thermiques sont maintenus constants
Une isolation par l'extérieur les réduit réellement, une isolation par l'intérieur les dégrade. Aucun des deux effets n'est modélisé, faute de disposer du détail des liaisons dans les données publiques. L'écart joue en défaveur de l'isolation extérieure, dont le gain réel est donc légèrement sous-estimé.
Les surfaces de parois sont reconstruites
L'interface publique ne publie pas le détail paroi par paroi. Nous déduisons chaque surface de la déperdition publiée et d'un coefficient typique lié à la qualité d'isolation déclarée, puis nous la bornons par la géométrie du logement. La physique reste exacte — la déperdition fait foi — mais les quantités facturées au mètre carré portent une incertitude plus large.
Le changement de générateur est le poste le moins précis
Reproduire le modèle de générateur de l'arrêté demanderait des données absentes du jeu public. Nous retenons des performances saisonnières moyennes et nous élargissons la fourchette affichée en conséquence, plutôt que d'afficher une précision qui n'existe pas.
Le taux d'utilisation des apports gratuits est figé
Le calcul réglementaire le fait varier avec le rapport entre apports et besoins. Nous le tenons constant après travaux, ce qui surestime très légèrement le gain d'une isolation lourde sur un logement déjà performant.
Un DPE d'immeuble n'est pas chiffré
Certains diagnostics portent sur un bâtiment entier : leurs déperditions décrivent l'immeuble, pas votre lot. Les chiffrer comme un logement produirait des surfaces et des coûts faux de plusieurs ordres de grandeur. Nous les détectons et refusons de les traiter.
Les seuils retenus sont les seuils nationaux
Nous affichons pour l'état actuel les étiquettes portées par le document lui-même. Pour les projections, nous appliquons les seuils nationaux non modulés de l'arrêté du 31 mars 2021. Un logement situé exactement à une borne de classe peut donc basculer d'une lettre entre notre projection et un diagnostic réel.
Coûts en vigueur
Les fourchettes utilisées par le moteur, version 2026-Q1
| Poste | Unité | Fourchette TTC |
|---|---|---|
| Isolation des combles | au m² de paroi | 20 – 50 € |
| Isolation des murs par l'intérieur | au m² de paroi | 40 – 90 € |
| Isolation des murs par l'extérieur | au m² de paroi | 110 – 250 € |
| Isolation du plancher bas | au m² de paroi | 25 – 60 € |
| Fenêtres double vitrage | par ouvrant | 400 – 900 € |
| Fenêtres triple vitrage | par ouvrant | 600 – 1 200 € |
| Pompe à chaleur air/eau | forfait | 10 000 – 18 000 € |
| Pompe à chaleur air/air | forfait | 5 000 – 12 000 € |
| Chauffe-eau thermodynamique | forfait | 2 500 – 4 500 € |
| VMC hygroréglable de type B | forfait | 1 200 – 2 500 € |
| VMC double flux | forfait | 4 000 – 7 000 € |
Questions fréquentes
Sur la méthode elle-même
Pourquoi votre état initial correspond-il exactement à mon DPE ?
Parce que nous ne le recalculons pas. Nous affichons la consommation et les émissions publiées, et nous n'utilisons notre modèle que pour estimer la variation apportée par les travaux. C'est un choix de méthode : un simulateur qui contredit le document que vous avez sous les yeux perd toute crédibilité, même quand il a raison.
Quelle est la précision réelle du modèle ?
Sur un échantillon de relevés tirés au hasard de la base publique, notre reprise de calcul reproduit la consommation publiée avec un écart médian de 0,3 % et un écart de 2,9 % au troisième quartile. Les cas plus dégradés sont détectés automatiquement, signalés dans l'interface, et leur fourchette de coûts est élargie.
Pourquoi certaines lettres sont-elles déclarées inatteignables ?
Nous énumérons toutes les combinaisons de travaux possibles, au plus une option par famille, et nous vérifions si l'une d'elles atteint la lettre visée sur les deux axes simultanément. Quand aucune n'y parvient, nous identifions l'axe qui bloque. Dans l'immense majorité des cas c'est l'axe climat, et la seule sortie est un changement d'énergie de chauffage.
Les prix sont-ils actualisés ?
Les fourchettes sont versionnées et datées, jamais écrasées. Chaque simulation enregistre la version des coûts et la version du barème d'aides utilisées, de sorte qu'une estimation ancienne reste explicable des années plus tard.
Que faites-vous de mes données ?
Le calcul se déroule dans votre navigateur. Nous n'exigeons ni compte, ni adresse e-mail, ni téléphone, et nous ne demandons jamais le montant exact de votre revenu fiscal de référence : une tranche suffit pour situer le barème des aides.
Estimation indicative sans valeur réglementaire. Ce simulateur ne constitue ni un DPE, ni un audit énergétique, ni un devis. Seul un diagnostiqueur certifié peut établir un DPE opposable, et seul un devis d'artisan engage un prix.