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Comprendre

Comment votre étiquette est réellement calculée

Le diagnostic n'est pas un relevé de vos factures : c'est un modèle physique du bâtiment, alimenté par des conventions d'usage. Comprendre cette chaîne, c'est comprendre pourquoi certains travaux déplacent la lettre et d'autres non.

2

axes calculés

Énergie primaire et gaz à effet de serre, indépendamment l'un de l'autre.

5

usages pris en compte

Chauffage, eau chaude, refroidissement, ventilation et éclairage.

10 ans

de validité

Pour un diagnostic établi selon la méthode en vigueur depuis juillet 2021.

La chaîne de calcul

Des parois à la lettre, en quatre maillons

Chaque travail agit sur un maillon précis. Isoler modifie le premier, changer de générateur modifie le troisième — et c'est le seul qui déplace l'axe climat.
  1. 1W/K

    Les déperditions de l'enveloppe

    Chaque paroi — murs, plafond, plancher bas, baies, portes — perd de la chaleur proportionnellement à sa surface et à son coefficient U. On y ajoute les ponts thermiques et le renouvellement d'air. La somme, notée GV, est la carte d'identité thermique du logement.

  2. 2kWh/an

    Le besoin de chauffage

    Les déperditions sont multipliées par les degrés-heures de la saison de chauffe, propres à la zone climatique. On retranche ensuite les apports gratuits : le soleil qui entre par les vitrages, la chaleur des occupants et des appareils.

  3. 3kWh EF/an

    La consommation d'énergie finale

    Le besoin est divisé par le rendement de l'installation : générateur, distribution, émission, régulation. Une chaudière ancienne perd un quart de l'énergie qu'elle brûle ; une pompe à chaleur en restitue trois fois plus qu'elle n'en consomme.

  4. 4par m² et par an

    Les deux résultats publiés

    L'énergie finale est convertie en énergie primaire pour l'axe énergie, et multipliée par un facteur d'émission pour l'axe climat. Les deux sont ramenés au mètre carré habitable, et comparés aux seuils réglementaires.

Les deux échelles

Les seuils réglementaires, en clair

Ces bornes sont fixées par arrêté. Elles ne se négocient pas, et elles expliquent pourquoi un logement peut rater une classe de trois kilowattheures.

Étiquette énergie

kWh EP/m²/an
  • A≤ 70
  • B71 – 110
  • C111 – 180
  • D181 – 250
  • E251 – 330
  • F331 – 420
  • G> 420

Étiquette climat

kg CO₂/m²/an
  • A≤ 6
  • B7 – 11
  • C12 – 30
  • D31 – 50
  • E51 – 70
  • F71 – 100
  • G> 100
B+E=E

La règle tient en une ligne : la classe du logement est la moins bonne des deux étiquettes. C'est la première chose à vérifier avant d'engager le moindre euro de travaux, car elle détermine quel levier sert à quelque chose.

Voir mes deux étiquettes

Questions fréquentes

Sur le calcul du diagnostic

Qu'est-ce que la méthode 3CL ?

C'est la méthode de calcul conventionnelle imposée depuis juillet 2021 à tous les diagnostics de logement. Elle décrit un usage standard — température de consigne, scénario d'occupation, climat de référence — plutôt que votre consommation réelle. C'est volontaire : elle sert à comparer des logements entre eux, pas à prédire vos factures.

Pourquoi ma consommation réelle ne correspond-elle pas au DPE ?

Parce que le DPE ne mesure pas votre comportement. Il suppose 19 °C dans les pièces de vie, une occupation type et une météo moyenne. Un couple qui chauffe à 17 °C consommera bien moins que l'étiquette, une famille avec un nourrisson bien plus. L'écart n'est pas une erreur du diagnostic.

Le coefficient 1,9 change-t-il mon étiquette ?

Seulement si vous vous chauffez à l'électricité. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, un kilowattheure électrique compte pour 1,9 kWh d'énergie primaire au lieu de 2,3. Mécaniquement, l'axe énergie d'un logement électrique s'améliore d'environ 17 %, ce qui fait gagner une classe à une partie du parc. Le gaz, le fioul et le bois ne sont pas concernés, et l'axe climat ne bouge pour personne.

Pourquoi mon logement bien isolé reste-t-il classé E ?

Parce que la classe retenue est la moins bonne des deux axes. Un pavillon parfaitement isolé mais chauffé au gaz peut afficher une consommation de classe B et des émissions de classe E : il est classé E. Aucun centimètre d'isolant supplémentaire ne le fera remonter ; seul un changement d'énergie le peut.

Combien de temps un DPE reste-t-il valable ?

Dix ans pour un diagnostic établi selon la méthode en vigueur depuis juillet 2021. Les diagnostics antérieurs, réalisés selon l'ancienne méthode, ne sont plus valables.

Peut-on contester une étiquette ?

Le DPE est opposable depuis juillet 2021 : un propriétaire peut engager la responsabilité du diagnostiqueur en cas d'erreur manifeste. En pratique, la première étape consiste à vérifier les données d'entrée du rapport — surfaces, énergie déclarée, qualité d'isolation retenue — car la plupart des écarts viennent de là.

Estimation indicative sans valeur réglementaire. Ce simulateur ne constitue ni un DPE, ni un audit énergétique, ni un devis. Seul un diagnostiqueur certifié peut établir un DPE opposable, et seul un devis d'artisan engage un prix.

Appliquer ce calcul à votre logement

Le simulateur reprend la chaîne complète de votre diagnostic officiel et la rejoue avec les travaux que vous envisagez.